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BIEN CHOISIR SA CAMERA

Dernière mise à jour : 17 mars 2021

« Je veux une caméra qui fait des belles photos »…

C’est une phrase que j’entends encore trop souvent. Les caméras ne font pas de photos, bonnes ou mauvaises. Faire des photos c’est le travail du photographe, qui doit connaître son appareil, ses forces et ses limites, ainsi que les principes de composition, d’exposition, d’éclairage, etc. Il n’y a pas de mauvais appareils, il y a seulement des appareils qui sont mal adaptés à des besoins spécifiques. Pour choisir la bonne caméra il faut donc commencer par bien cerner ses besoins.


Un premier mythe à éliminer : les appareils pleins cadres sont toujours meilleurs.


Les avantages des pleins cadres sont aussi nombreux que leurs défauts et contrairement à l’opinion de certains mal informés le futur de la photographie ne verra pas la disparition des plus petits capteurs. Un plein cadre sera utile pour les photographes qui travaillent souvent en très basse lumière : salle de spectacle mal éclairée, photos de mariage sans flash, photo d’astronomie. Leur « gros » défaut… la dimension de l’équipement, y compris les optiques. Pour le photographe qui aime la randonnée ou celui qui voyage, il s’agit souvent du pire choix possible. Et passer à une caméra sans miroir plein cadre n’est guère mieux, puisque les objectifs demeurent volumineux. Et on ne parle même pas du prix…


Les appareils APS-C ont un capteur légèrement plus petits, mais utilisent en grande partie des optiques similaires à celles des pleins cadres. Par contre, la portée de ces optiques est accentuée par un facteur de 1.6x (Canon) ou 1.5x (les autres marques). Pour le photographe animalier cela signifie qu’un 300mm devient l’équivalent d’un 450 ou 480mm. Au lieu de grossir le sujet 6 fois, on grossit 9 fois ou plus. Plusieurs appareils sans miroir sont des APS-C; leurs objectifs peuvent donc être légèrement plus compacts que ceux des appareils plein cadre.


Une autre famille d’appareils sans miroir est formée par les « micro 4/3 » dont les capteurs sont encore plus petits que ceux des APS-C. Il faudra multiplier par deux la longueur focale de leurs objectifs pour obtenir l’équivalent 35mm : un 150mm micro 4/3 équivaut à un 300mm sur un plein cadre. On comprend rapidement leur principal avantage pour celui qui marche beaucoup avec son équipement sur le dos : comparé aux pleins cadres, leurs objectifs sont minuscules. Par contre, la dimension de leur capteur les rend un peu moins performant en basse lumière.


Le deuxième mythe dont il faut s’occuper : les pixels. Les pixels sont les points qui forment l’image. Plus de pixels ne veut pas nécessairement dire plus de qualité. Plus de pixels signifie plus de points, signifie un plus gros fichier, signifie la possibilité d’agrandir plus grand. Posez-vous donc la question suivante : quel genre d’agrandissements faites-vous de vos photos? Un 36 ou 42 mégapixels est complétement inutile si les agrandissements ne dépassent jamais le 8x12 ou 11x14. Trop de pixels peuvent même avoir un effet négatif sur la qualité de l’image. Par exemple, le Canon 5DS de 51 mégapixels est littéralement pourri en basse lumière; son ISO maximal s’arrête d’ailleurs à 6400. Ce serait donc un très mauvais choix pour ceux qui désirent faire de la photo de ciel nocturne.


Beaucoup de gens sont surpris d’apprendre de je travaille de plus en plus avec mes micro 4/3 Olympus. Quels sont mes besoins? Je n’agrandis pratiquement jamais. Mes photos sont publiées dans des livres ou des magazines, donc à des dimensions assez réduites. Je travaille principalement en bonne lumière ou j’utilise un trépied. Par contre, j’ai souvent besoin de rafales très rapides pour photographier des insectes ou des oiseaux en vol. Je voyage à l’étranger. Je fais de la randonnée. J’ai sauvé des kilos en passant des pleins cadres Canon aux micro 4/3 Olympus et je n’ai nullement souffert de la réduction du capteur. Et ma rafale est passée de 7 images/seconde à 60 images/seconde avec om E-M1 Mark II…


LES PHOTOS :

Toutes ces images ont été réalisées avec un appareil micro 4/3 Olympus.

Une abeille approche d’une fleur à Pretoria, Afrique du Sud. Elle a été photographiée avec le mode ProCap H qui permet 60 images en une seconde!

Olympus OMD E-M1 Mark II, 40-150 f/2.8 à f/5, 1/1000 sec. ISO 800

La rosée sur les brins d’herbe.

Olympus OMD E-M1 Mark II, 60mm macro f/2.8 à f/8, 1/80 sec. ISO 400, empilement de 8 images.

Bateau de pêche avant la pluie, Nouvelle-Écosse.

Olympus OMD E-M1 Mark II, 12-40 f/2.8 à f/10, 1/250 sec. ISO 320

Python émeraude au Biodôme de Montréal.

Olympus OMD E-M1 Mark II, 40-150 f/2.8 à f/5.6, 1/125 sec. ISO 3200

Une grive au chalet, Lac-Des-Plages.

Olympus OMD E-M1 Mark II, 300mm f/4 et multiplicateur 1.4x à f/6.3, 1/80 sec. ISO 800 sans trépied

Moro-Sphinx en vol stationnaire, Parc de la Mauricie.

Olympus OMD E-M1 Mark II, 40-150 f/2.8 à f/5, 1/4000 sec. ISO 800

Antilope Impala, Pilanesberg, Afrique du Sud. Le micro 4/3 demeure l’appareil idéal pour voyager.

Olympus OMD E-M1 Mark II, 300mm f/4 à f/4, 1/640 sec. ISO 400

Parc de la Mauricie en automne.

Olympus OMD E-M1 Mark II, 12-40 f/2.8 à f/8, 1/60 sec. ISO 200

Feuille morte et champignon, Parc de la Mauricie.

Olympus OMD E-M1 Mark II, 12-40 f/2.8 à f/14, 1/2 sec. ISO 250

La différence de taille entre le 300mm f2.8 de Canon et le 40-150 f2.8 d’Olympus. Non seulement l’objectif 4/3 est-il aussi net et lumineux que celui du plein cadre, mais il est également plus versatile par le fait même que c’est un zoom. Et le poids passe de 2550 g (5.62 lb) à 760g (sans la bague de trépied ou 880g -1.94 lb- avec la bague)…

Deux amis relaxant sur la plage du Cap Enragé, Nouveau Brunswick.

Olympus OMD E-M1 Mark II, 12-40 f/2.8 à f/11, 1/60 sec. ISO 200

Sentier ombragé, Parc du Mont-Tremblant.

Olympus OMD E-M1 Mark II, objectif Laowa 7.5mm à f/8, 1/80 sec. ISO 200

Même si les micro 4/3 sont moins performant en basse lumière que les pleins cadres cela ne signifie pas qu’ils sont incapable de bonnes photos…

Olympus OMD E-M1 Mark III, objectif 12-40 à 12mm, 200 sec à f/2.8. ISO 6400

Un ciel étoilé sur un lac du Mont-Tremblant; avec un bon trépied et quelques secondes d’exposition on peut très bien s’en tirer avec un plus petit capteur.

Olympus OMD E-M1 Mark II, objectif Laowa 7.5mm, 20 sec à f/4. ISO 3200



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